Il existe environ 4000 plantes qui sont parasites d’autres plantes. Celles-ci sont munies de suçoirs qui se fixent aux racines (épirhizes) ou aux parties aériennes (épiphytes) des plantes hôtes; ces suçoirs détournent la sève ou l’eau de la plante hôte à leur profit, ce qui l’affaiblit et la rend plus sensible aux attaques des ravageurs ou des maladies. On distingue deux grands types de plantes parasites soit les holoparasites et les hémiparasites.
Plantes holoparasites
Dépourvues de chlorophylle, les plantes holoparasites sont incapables de photosynthèse. De fait, elles détournent la sève élaborée (riche en sucres produits par photosynthèse). Parmi les plantes herbacées holoparasites les plus communes dans les régions tempérées, on trouve les cuscutes (Cuscuta spp., Cuscutaceae) et les orobranches (Orobranchaceae).
Dicotylédone originaire d'Amérique du Nord et naturalisée en Europe, le cuscute champêtre (Cuscuta campestris) est une plante grimpante épiphite qui parasite les légumineuses (Fabaceae), notamment la luzerne et le trèfle. Sa tige fine et filamenteuse, de couleur jaune orangé, s'enroule autour des tiges de la plante hôte formant une «chevelure» caractéristique, d'où son nom populaire de «cheveux du diable». Crédit photo : Christian Fischer, licence Domaine public CC BY-SA 3.0
En Europe centrale et méridionale et en Asie centrale, l'orobranche du chanvre (Phelipanche ramosa, anciennement Orobranche ramosa) est une plante herbacée holoparasite qui menace entre autres les cultures de Solanacées (tomates, pommes de terre, aubergines), de fèves, de chanvre, de tournesols et de colza. Crédit photo : Javier Martin, Licence Domaine Public via Wikimedia Commons
Plantes hémiparasites
Conservant leur capacité de photosynthèse, les plantes hémiparasites ne prélèvent que la sève brute (eau et éléments minéraux) des plantes hôtes. Les plus connues sont le gui (Viscum album, Viscaceae), une plante ligneuse épiphite qui parasite les arbres feuillus, notamment les pommiers et les peupliers, et les strigas (Striga spp., Scrophulariaceae), des plantes herbacées épirhizes qui parasitent principalement des graminées (Poceae).
En Afrique de l’Ouest et subsaharienne, Striga hermonthica , qui est connue sous le nom d'«herbe des sorcières», est un véritable fléau qui dévaste les cultures de sorgho, de riz, de maïs, de canne à sucre et de millets, menaçant ainsi l’autosuffisance alimentaire des populations locales. À noter que des mycoherbicides à base de souches de Fusarium peuvent être utilisées pour lutter contre S. hermonthica dans les cultures de Sorgho. Crédit photo : USDA APHIS PPQ - Oxford, North Carolina , USDA APHIS PPQ, Bugwood.org, Licence CC BY 3.0 US Creative Commons Attribution 3.0
Dans les années 1960-1980, les tributylétains (TBT), des composés organostanniques (à base d'étain) ont été largement employés comme algicide, fongicide, molluscicide et désinfectant dans les peintures antisalissures marines (antifouling), les systèmes hydrauliques industriels comme les tours de refroidissement et dans les traitements conservateurs du bois et de la pâte à papier. Libérés sous l'action de l'eau de mer sous forme d'hydroxydes, de chlorures ou de carbonates, les TBT qui ne sont pas biodégradables se sont accumulés progressivement dans les eaux et sédiments marins des zones portuaires, des estuaires et des littoraux à des concentrations toxiques pour la faune marine.
En particulier, ils sont très toxiques pour les mollusques filtreurs (coquille Saint Jacques, moules, huîtres) et les escargots marins qui les accumulent et les concentrent dans leurs tissus adipeux; à de très faibles concentrations, il affectent leur fécondation et leur développement embryonnaire, ont des effets masculinisants (imposex) sur les femelles de gastéropodes et entraînent l'épaississement de la coquille des mollusques bivalves (Ifremer 2008; UVED - Université de Nantes 2006). En France, le bassin ostréicole d'Arcachon a été particulièrement affecté par les TBT. Au Québec, le Fjord du Saguenay est aussi largement contaminé (Viglino L., thèse UQAR 2005).
Très toxiques et bioaccumulables, les peintures antisalissures à base de TBT sont désormais interdites par l'Organisation maritime internationale. Les TBT ont été remplacés, entres autres, par des herbicides de la famille des triazines comme la cybutrine qui ne sont pas eux mêmes sans risques pour l'environnement. Divers composés toxiques à base de cuivre ou de zinc ont aussi été utilisés. Des recherches sont actuellement menées pour trouver des molécules d'origine naturelle aux propriétés antisalissures et moins toxiques (Agence nationale de la recherche, BIOPAINTRO 2012).
Divers organismes marins comme des cyanobactéries, des algues vertes, des mollusques (tarets), des crustacés (balanes), des éponges et des vers peuvent coloniser la surface des coques des navires et les infrastructures artificielles immergées (câbles, pieux, plateformes, hydroliennes) et former des accumulations ou salissures; celles-ci accélèrent la corrosion des coques, augmentent le poids des navires et entravent leur hydrodynamisme ce qui augmentent leur consommation en carburant. Elles peuvent aussi contribuer à véhiculer des espèces envahissantes. Crédit photo : Rafal Konkolewski, licence CC BY-SA 2.5 via Wikimedia Commons
Diverses substances naturelles ou synthétiques peuvent stimuler les
défenses naturelles des plantes saines contre les champignons et les
bactéries phytopathogènes voire certains phytovirus; après avoir été
reconnues par des récepteurs membranaires, ces substances appelées
éliciteurs exogènes induisent une série de réactions métaboliques comme
la production de signaux d'alerte (acide salicylique, acide
jasmonique, éthylène), de protéines de défense (protéines PR,
péroxydases, chitinases, etc.) ou de substances antimicrobiennes
(phytoalexines) et qui peuvent conduire à des réponses physiologiques
comme l'épaississement des parois cellulaires.
Fondée sur le même principe que la vaccination, la stimulation des
défenses naturelles permet aux plantes saines d'acquérir une certaine
résistance contre les agents infectieux (résistance systémique acquise)
qui peut durer de quelques jours à quelques semaines. On distingue
deux types de Stimulateurs des défenses naturelles des plantes (SDN ou SDP) soit les éliciteurs qui stimulent les réactions
métaboliques de défenses dès leur application et les potentialisateurs
qui les déclenchent uniquement lorsque la plante traitée est infectée.
Tous deux agissent de façon préventive et systémique sans entrer en
contact avec les agents phytopathogènes. Leur persistance d'action est
toutefois limité et les traitements doivent être renouvelés
fréquemment.
Les SDP ne sont pas à proprement parlé des fongicides car ils n'exercent
aucune toxicité directe sur les champignons ou les bactéries.
Il est à noter qu'on trouve sur le marché de nombreux produits
fertilisants commercialisés comme «phytostimulants», «biostimulants»
ou «bioactivateurs» ce qui laissent à penser qu'ils possèdent une
activité SDP. En stimulant la microflore du sol, les biostimulants
favorisent en effet l'absorption des nutriments minéraux par les
plantes et, ce faisant, augmente leur vitalité et leur tolérance aux
stress abiotiques ou aux maladies. Toutefois, leur efficacité pour
prévenir les maladies ne peut être garantie.
SDP naturels
Quelques SDP naturels d'origine végétale, animale ou bactérienne sont homologués dans le monde :
la laminarine est un polysaccharide à base de glucanes (β-1,3-glucanes) extrait d’algues brunes (Laminaria digitata)
et est efficace sur le blé, l'orge, le riz, le tabac et le pommier.
Elle est homologuée en France pour prévenir la tavelure du pommier et
le feu bactérien du pommier et du poirier (Bernardon-Méry A. et al., Phytoma 2013).
la chitosane (β-1,4 poly D glucosamine) est un polysaccharide obtenu
par désacétylation de la chitine extraite de la cuticule des Crustacés
(El Hadrami A. et al, Marine Drugs 2010). Elle est homologué aux États-Unis pour prévenir les maladies fongiques sur la vigne.
l'harpine, un peptide riche en glycine produit par la bactérie Erwinia amylovora,
est efficace contre divers agents phytopathogènes, y compris certains
phytovirus, sur le cotonnier, le tabac, la tomate, le piment, le
fraisier, etc. (Wei ZM, Science 1992). Elle est homologué aux États-Unis depuis 2002 et pourrait être utilisée prochainement pour traiter les semences.
L'extrait de graines de Fenugrec ou trigonelle (Trigonella foenum-graecum,
Fabaceae) est homologué en France pour protéger la vigne contre
l'oïdium. Cet extrait est riche en protéines, en éléments minéraux et en
flavonoïdes.
Le Milsana à base d'extraits de renouée de Sakhaline (Reynoutria sachalinensis,
Polygonaceae) est autorisé en Allemagne et aux États-unis. Il contient
entre autres du resvératrol, un polyphénol aux propriétés antifongiques
(mildious, Botrytis) et antibactériennes.
Non toxiques pour la faune et les humains, ces substances naturelles se
décomposent rapidement dans les plantes et l'environnement et ne
laissent donc aucun résidu. Leur emploi est généralement compatible
avec le cahier des charges de l'agriculture biologique. Ils sont aussi
souvent associés à des fongicides de synthèse dans des programmes de
lutte intégrée ou des stratégies anti-résistance.
le foséty-al est utilisé sur la vigne contre le mildiou et la pourriture noire.
l'acibenzolar-S-methyl est un benzothiadazole analogue structural de l'acide salicylique et prévient l’oïdium chez le blé, la moucheture bactérienne (Pseudomonas syringae)
chez la tomate ainsi que les cercosporioses chez le bananier. Il est
l'ingrédient actif du Bion qui est commercialisé en France.
la probénazole, un autre benzothiadazole, est employée au Japon pour protéger le riz contre la pyriculariose (Magnaporthe grisea) et les bactérioses dues à Xanthomonas oryzae.
D'origine industrielle, ces composés synthétiques ne sont pas autorisés en agriculture biologique.
Introduite à Halifax vers 1890, lors de la plantation de hêtres ornementaux importés d'Europe, la cochenille du hêtre (Cryptococcus fagisuga Lindinger) est un Homoptère qui est responsable de la maladie corticale du hêtre à grandes feuilles (Fagus grandifolia), appelé aussi hêtre américain. La maladie s'est ensuite propagée lentement vers l'ouest et le nord du continent et compromet désormais la survie des hêtres au Québec.
La cochenille est munie d'un puissant rostre qui lui permet de traverser l'écorce pour sucer la sève des hêtres. Les blessures causées par les cochenilles qui secrètent une cire blanche favorisent la propagation de deux champignons phytopathogènes, Neonectria faginata et le Neonectria galligena. La formation de chancres qui s'en suit entraîne le dépérissement des hêtres en quelques années.
Pour contrer la progression de la maladie corticale du hêtre, des recherches sont menées au Service canadien des forêts afin de trouver un parasite naturel de la cochenille.
La cochenille du hêtre secrète des cires blanches à l'aspect laineux sur l'écorce de l'arbre. Elles contiennent une substance qui empêcherait la cicatrisation des micro blessures causées par le rostre de l'insecte suceur, favorisant ainsi le développement des pathogènes.
Source de la photo: Joseph O'Brien, USDA Forest Service, Bugwodd.org - Sous licence Creative Commons 3.0
Le mois dernier, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a autorisé l'introduction d'une guêpe parasite cécidogène originaire d'Australie, Trichilogaster acaciaelongifoliae (Hymenoptera : Pteromalidae), pour réprimer la prolifération de l’acacia à longue feuille, Acacia longifola (Mimosaceae) qui nuit à la biodiversité le long des côtes portugaises. Cet acacia d’origine australienne avait été lui-même introduit il y a 150 ans pour lutter contre l’érosion des dunes de sable.
La microguêpe parasite, qui a déjà été introduite avec succès en Afrique du Sud dans les années 1980, pond ses œufs dans les bourgeons floraux de l'acacia et provoque la formation de galles qui réduisent considérablement la production de graines et la croissance de l'arbre.
Les galles se forment à l'éclosion des larves qui se développent à l'intérieur de celles-ci. Crédit : John Richfield (travail personnel) - sous licence publique via Wikipedia Commons
Bien qu'il soit pratiqué depuis une centaine d'année à travers le monde, principalement en Australie, en Amérique du Nord et en Afrique du Sud, pour lutter contre des espèces exotiques envahissantes, ce type de lutte biologique par acclimatation ou introduction reste très rare en Europe en raison des risques non négligeables d'effets écologiques non intentionnels; les insectes introduits peuvent étendre leur spectre d'action à d'autres plantes indigènes et devenir à leur tour envahissants.
Dans une conférence donnée à l'Institut de recherche travail Robert-Sauvé en santé et sécurité du travail (IRSST), Alain Garrigou, ergonome à l'Université de Bordeaux II, explique les problématiques liées à la protection des agriculteurs face aux pesticides. Il souligne qu'il est difficile de protéger efficacement les agriculteurs contre les risques liés à la manipulation et à la pulvérisation des pesticides. Les mesures de prévention sont souvent trop complexes et peuvent devenir inapplicables dans les situations réelles de travail.
De nombreux carbamates insecticides comme le carbaryl, l’aldicarbe, le carbofuran ou le méthomyl sont synthétisés à partir d’isocyanate de méthyle (CH3-N=C=O), un produit chimique extrêmement dangereux, toxique et irritant. Ce dernier est à l’origine de la catastrophe de Bophal (Inde) en décembre 1984, un des pires accidents industriels de l’histoire.
L’explosion dans une usine agrochimique d’Union Carbide, qui produisait entre autres du carbaryl (sous la marque Sevin) dans des conditions non sécuritaires, laissa s’échapper dans l’atmosphère plus de 40 tonnes d’isocyanate de méthyle causant plus de 3500 décès immédiats par asphyxie et des milliers de victimes. Par la suite, les pesticides s’échappant des cuves de stockage abandonnées dans l’usine ont été lessivés pendant des années par les pluies et ont contaminé les nappes phréatiques et l’eau potable empoisonnant près de 300 000 indiens (cécité, invalidité, insuffisances respiratoires, avortements spontanés, malformations congénitales, etc.). À ce jour, 30 ans plus tard, le site n’a toujours pas été dépollué et des milliers de survivants continuent d’en souffrir
L'autisme est une maladie complexe du développement neurologique des humains, qui se manifeste par des troubles de la communication verbale ou non verbale, une altération des interactions sociales et des comportements ou mouvements répétitifs. Elle se détecte habituellement au cours des trois premières années de vie de l'enfant. Au cours des dernières années, une forte augmentation de l'incidence des troubles autistiques a été constatée dans de nombreux pays. Par exemple, aux États-Unis, l'autisme touchait un enfant sur 68 en 2012 contre un enfant sur 150 en 2000. Des facteurs environnementaux, dont les expositions prénatales aux pesticides, sont suspectés d'être en partie responsables de cette forte augmentation.
Confirmant des études antérieures, une nouvelle étude, menée par des chercheurs américains de l'Université de Davis en Californie, montre un lien entre l'exposition prénatale à divers types d'insecticides agricoles (organophosphorés, pyréthrinoïdes, carbamates et organochlorés) et des retards du développement neurologique chez l'enfant, en particulier l'autisme. Selon cette étude, une femme enceinte qui vit à proximité d'une exploitation agricole qui utilise des pesticides, a un risque plus élevé d'avoir un enfant autiste. Le risque est particulièrement élevé (60 %) lorsque les femmes sont exposées à des insecticides organophosphorés, comme le chlorpyrifos, l'acéphate ou le diazinon, au cours du deuxième et du troisième trimestre de grossesse. Des risques d'autisme sont aussi plus élevés lorsque les mères sont exposées à divers pyréthrinoïdes (esfenvalerate, perméthrine, cyperméthrine) dans les trois mois avant d'être enceinte ou au cours du troisième trimestre de la grossesse. Enfin, l'exposition prénatale à des carbamates, comme le méthomyl et le carbaryl, est associée à des risques plus élevés de troubles du développement de l'enfant. Cette étude confirme
Menée en Californie, dans le cadre du projet CHARGE (CHildhood Autism Risks from Genetics and the Environment), l'étude statistique a porté sur une population test de 1 600 mères d'enfant autiste ou ayant un retard neurologique. Les chercheurs ont constaté que près d'un tiers des mères participantes à l'étude avaient vécu, au cours de leur grossesse, à proximité (dans un rayon de 1,5 km) d'exploitations agricoles où des insecticides étaient couramment utilisés.
Bien que l'étude n'établit pas une relation de cause à effet, les chercheurs suspectent ces insecticides neurotoxiques d'avoir un effet sur le développement du cerveau du fœtus. De fait, ils recommandent au femmes enceintes d'éviter toute exposition avec des pesticides agricoles.
Référence :
Janie F. Shelton, Estella M. Geraghty, Daniel J. Tancredi, Lora D. Delwiche, Rebecca J. Schmidt, Beate Ritz, Robin L. Hansen, and Irva Hertz-Picciotto. Neurodevelopmental Disorders and Prenatal Residential Proximity to Agricultural Pesticides: The CHARGE Study. Environ Health Perspect 2014 (Advanced pblication) [Résumé]
Dans les régions rurales d'Afrique, diverses plantes indigènes sont traditionnellement utilisées pour lutter contre les moustiques vecteurs de la malaria et d'autres parasitoses. En Tanzanie, ces plantes sont souvent les seuls moyens pour les communautés isolées de se protéger contre la malaria. Dans le but de connaître les pratiques de ces communautés et leurs relations avec les plantes pour lutter contre la malaria, des éthnobotanistes anglais ont interrogés plus de 200 personnes répartis dans quatre villages tanzaniens du district de Bagamoyo. Un peu plus de 40 % des villageois ont déclaré utiliser des plantes pour éloigner les moustiques et autres insectes piqueurs. Les résultats de l'enquête ethnobotanique révèlent qu'une grande diversité d'arbres, arbustes ou plantes herbacées sont utilisés.
Parmi les plantes les plus fréquemment citées par les villageois tanzaniens, on trouve le margousier (Azadirachta indica), les annones (Anona sp.), l'anacardier ou pommier-cajou (Anacardium occidentale), des arbustes du genre Citrus, des plantes herbacées du genre Ocimum (proches du basilic), le manguier (Mangifera indica L.), le goyavier (Psidium guajava) et le cocotier (Cocos nucifera). À l'exception du goyavier, toutes ces plantes sont connues pour leurs propriétés insecticides, répulsives ou antiseptiques.
Il pourrait être intéressant de sensibiliser l'ensemble de la population à ces pratiques locales, dans le cadre des programmes de lutte contre la malaria. Combinée à l'utilisation systématique de moustiquaires, l'utilisation de plantes indigènes pourrait accroître l'efficacité de la lutte contre la malaria et contribuer à réduire l'épandage d'insecticides chimiques.
Les graines du margousier (Neemtree en anglais), dont on extrait l'huile de neem, contiennent un insecticide naturel de la famille des limonoïdes, l' azadirachtineé. En Afrique, le brulage de ses feuilles est aussi couramment utilisé comme répulsif pour chasser les moustiques.
Riche en flavonoïdes, en acide anacardique et en tanins, la pomme de cajou, est un excellent répulsif contre les moustiques et insectes piqueurs. On laisse habituellement la pomme coupée en deux pourrir à même le sol pour éloigner les insectes ou dans une mare pour tuer les larves de moustiques. La coque de la noix de cajou contient aussi une résine toxique qu'on peut utiliser comme insecticide naturel.
Référence :
Innocent E, Hassanali A, Kisinza WN, Mutalemwa PP, Magesa S, Kayombo E.Anti-mosquito
plants as an alternative or incremental method for malaria vector
control among rural communities of Bagamoyo District, Tanzania. J Ethnobiol Ethnomed. 2014 Jul 11;10(1):56. [PubMed]
Le Longicorne asiatique (Anoplophora glabripennis)est un coléoptère de la famille des Cerambycidae qui s'attaque à tous les arbres feuillus, particulièrement les érables et les chênes. Ses larves xylophages creusent des galeries dans le phloème des arbres, ce qui les affaiblit, tandis que les adultes phytophages se nourrissent de l'écorce des rameaux.
Originaire aussi d'Asie (Chine, Corée), le Longicorne asiatique a été détecté pour la première fois en Amérique du Nord en 1999, dans les villes de Brooklyn et d'Amytiville (New-York). Malgré des mesures drastiques d'éradication des arbres infectés et de quarantaine, l'insecte fait sa première apparition en Ontario en 2003, dans la banlieue de Toronto, à Vaughan et à Toronto même. Les deux foyers d'infestation ontariens ont finalement été éradiqués au printemps 2013. Mais, un nouveau foyer d'infestation a été signalé à Missisauga en août 2013 (Gouvernement de l'Ontario).
« Anoplophora glabripennis ». Les élytres de ce grand coléoptère noir luisant (long: 20-35 mm; largeur: 7-12 mm) sont ornés d'un nombre variable de de taches blanches irrégulières. Source : Sous licence Public domain via Wikimedia Commons.
Pour en savoir plus sur l'état du longicorne asiatique au Canada:
De nos jours, les insecticides systémiques à large spectre, comme les néonicotinoïdes (imidaclopride, clothianidine) et le fipronil, sont les principaux insecticides employés en agriculture. Les néonicotinoïdes représentent à eux seuls 40% du marché mondial des insecticides agricoles (soit environ 2,6 milliards de dollars en 2011). Pulvérisés ou appliqués sous forme de semences enrobées, ces insecticides neurotoxiques systémiques, qui pénètrent et diffusent à l'intérieur des plantes, se dégradent lentement et persistent dans l'environnement d'une saison à l'autre. Ainsi, depuis leur commercialisation au milieu des années 1990, les néonicotinoïdes et le fipronil sont fréquemment détectés dans les eaux et les sols des régions agricoles. On en trouve aussi dans l'air, sous forme d'aérosols, lors des pulvérisations ou des ensemencements. Par ailleurs, les néonicotinoïdes sont fortement suspectés de contribuer au déclin des populations d'abeilles observé un peu partout sur la planète, notamment en Europe et en Amérique du Nord.
Afin de documenter les impacts environnementaux des insecticides systémiques, un regroupement international de chercheurs, la Task Force on Systemic Pesticides, a mené une vaste évaluation des risques basée sur plus de 800 études scientifiques publiées au cours des cinq dernières années. Leur constat est sans appel: l'utilisation intensive et répétée des insecticides systémiques menace la santé et la biodiversité des écosystèmes et les services qu'ils fournissent aux collectivités. Outre la pollinisation par les abeilles, le contrôle biologique des ravageurs par les prédateurs et parasitoïdes naturels et le recyclage des nutriments du sol par les vers de terre (lombrics) sont aussi affectés par ces insecticides systémiques et persistants.
Si les risques des néonicotinoïdes et du fipronil pour les abeilles étaient déjà connus, cette méta analyse met en évidence des risques élevés pour les vers de terre, les pollinisateurs sauvages, les invertébrés aquatiques (puces d'eau, escargots d'eau douce), les oiseaux, les poissons ou les reptiles. Les oiseaux granivores qui ingèrent des semences enrobées traitées avec ces insecticides neurotoxiques sont particulièrement à risque. Les niveaux de contamination des eaux sont aussi très préoccupants pour l'ensemble de la faune aquatique. Les effets directs de l’exposition à ces insecticides neurotoxiques s’étendent de la mortalité instantanée (toxicité aigüe) aux effets chroniques comme la baisse de la fécondité ou les troubles du comportement. Par ailleurs, ces insecticides ont la capacité d'exercer des effets indirects sur les populations de vertébrés (oiseaux, poissons, reptiles) en réduisant le nombre de leurs proies (via la chaîne alimentaire).
L'ensemble des données recueillies dans cette méta analyse justifient un examen plus approfondi des impacts environnementaux des insecticides systémiques. Les chercheurs de la Task Force on Systemic Pesticides préconisent en outre la mise en place de mesures réglementaires plus strictes à l'échelle mondiale voire l’interdiction des néonicotinoïdes dans certaines cultures, notamment de leur usage préventif par enrobage des semences.
Une méta analyse réalisée sur 150 études scientifiques révèle que les insecticides systémiques à large spectre comme l'imidaclopride, la clothianidine (néonicotinoïdes) et le fipronil ont des effets toxiques sur la faune vertébrée sauvage (mammifères, oiseaux, poissons, amphibiens et reptiles). Les trois insecticides étudiés présentent divers effets toxiques directs, à des concentrations souvent bien inférieures à celles associées à la mortalité:
Effets génotoxiques et cytotoxiques
Effets immunotoxiques
Troubles de la reproduction
L'imidaclopride et le fipronil se sont avérés particulièrement toxiques pour de nombreux oiseaux et la plupart des poissons étudiés. Les auteurs de l'analyse avertissent que l'utilisation de semences enrobées avec ces insecticides systémiques est particulièrement à risque pour les oiseaux granivores qui les ingèrent. Ils ont en outre noté que les concentrations de fipronil en milieu aquatique sont suffisamment élevées pour nuire aux poissons.
Les effets indirects sur la faune sauvage, via la chaîne alimentaire, sont rarement pris en compte dans les processus d'évaluation des risques des pesticides. Toutefois, les auteurs ont rapporté deux études réalisées sur le terrain qui démontrent des effets indirects des insecticides systémiques sur les populations de vertébrés terrestres et aquatiques. Dans une des deux études citées, la réduction des populations d'invertébrés consécutive à l'emploi d'imidaclopride et de fipronil a causé un retard de croissance significatif chez une espèce de poisson insectivore. Dans une autre étude, l'usage du fipronil entrainait une diminution des populations de termites, et par cascade, des populations de deux espèces de lézards qui s'en nourrissent.
Selon les auteurs, la capacité des insecticides systémiques à exercer des effets directs et indirects sur la faune vertébrée terrestre et aquatique justifie un nouvel examen plus approfondi de leur sécurité environnementale.
Référence :
Gibbons D, Morrissey C, Mineau P. Review of the direct and indirect effects of neonicotinoids and fipronil on vertebrate wildlife. Environ. Sci. Pollut. Res. Int. 2014 Jun 18 [PubMed]
Depuis les années 1990, les néonicotinoïdes sont les insecticides les plus employés dans le monde pour lutter contre les insectes ravageurs agricoles. Ils représentent désormais près de 40 % du marché mondial des insecticides. Les néonicotinoïdes, comme l'imidaclopride, sont particulièrement appréciés des agriculteurs pour leur grande efficacité et leur facilité à utiliser au moyen de semences enrobées et prétraitées. Ce sont des insecticides neurotoxiques, qui empêchent la fixation d'un neurotransmetteur sur les récepteurs nicotiniques des insectes, et systémiques, qui diffusent dans tout l'organisme des plantes, y compris le pollen et le nectar.
On sait désormais que les néonicotinoïdes sont aussi toxiques, même à faibles doses, pour des insectes non ciblés comme les abeilles et autres insectes pollinisateurs. Leurs traces et résidus sont d'ailleurs suspectés de contribuer à l'effondrement des populations d'abeilles que l'on observe depuis quelques années à l'échelle de la planète. Pour la première fois, une récente étude néerlandaise, publiée dans la revue Nature, montre que les néonicotinoïdes affectent aussi indirectement les oiseaux, particulièrement ceux qui se nourrissent d'insectes, et suggère un effet en cascade à grande échelle des néonicotinoïdes sur les écosystèmes et l'environnement.
Les chercheurs néerlandais ont établi une corrélation entre la teneur en imidaclopride dans les eaux de surface des terres agricoles et le déclin des populations de diverses espèces d'oiseaux insectivores des Pays-Bas (Alouette des champs, Pipit des près, Étourneau sansonnet, Grive draine, etc.). Dans les régions où la teneur en imidaclopride des eaux de surface est supérieure à 20 ng/l, les populations d'oiseaux insectivores ont en effet tendance à décroître de 3,5 % en moyenne par an. Cette tendance au déclin est seulement observée depuis le milieu des années 1990, date à laquelle l'imidaclopride a été introduit aux Pays-Bas.
L'étude ne prétends pas que l'imidaclopride est une cause directe du déclin des oiseaux dans les régions agricoles des Pays-Bas. Les néonicotinoïdes agiraient donc indirectement sur les populations aviaires, principalement en réduisant le nombre de mouches, sauterelles, punaises et chenilles dont les oiseaux insectivores se régalent. Toutefois, des intoxications directes, suite à l'ingestion de semences enrobées traitées aux néonicotinoïdes ne sont pas à exclure, particulièrement chez les jeunes oiseaux.
Dans une entrevue publiée sur le site de National Geographic, les chercheurs néerlandais n'hésitent pas à faire le parallèle avec l'appel de Rachel Carson, lancé en 1962, pour avertir le monde que les pesticides contribuaient au silence des oiseaux. Comme hier le DDT et les pesticides persistants, il apparaît que les néonicotinoïdes nuisent aussi à la biodiversité de la planète et qu'ils pourraient être responsable d'un nouveau printemps silencieux.
Pour en savoir plus :
Caspar A. Hallmann,Ruud P. B. Foppen,Chris A. M. van Turnhout,Hans de Kroon & Eelke Jongejans.Declines in insectivorous birds are associated with high neonicotinoid concentrations. Nature Letter (2014). [Nature]
Les polluants organiques persistants (POP), comme les dioxines, les furanes, les polychlorobiphényles (PCB) et les pesticides organochlorés (aldrine, dieldrine, lindane), sont une source de pollution majeure dans l’Arctique. Transportés par les vents depuis les régions tempérées, ces toxiques non biodégradables se concentrent dans le phytoplancton, les algues et les plantes qui les absorbent. Par la suite, ils s'accumulent, via la chaîne alimentaire, dans les tissus adipeux des animaux comme les poissons, les bélugas et les phoques. Par ce phénomène de bioaccumulation, on en retrouve même dans le lait maternel des femmes inuites. Les POP font l'objet d'une étroite surveillance par les chercheurs du monde entier. Si leur concentration dans l'air arctique est resté relativement stable au cours des dernières années, les chercheurs ont récemment détecté, dans les glaces, de nouveaux POP, dont de nombreux pesticides usuels et des retardateurs de flammes.
Ces dernières années, les analyses de carottes glaciaires ont ainsi révélé des concentrations croissantes de trois pesticides, soit le chlorpyrifos, un insecticide organophosphoré utilisé principalement contre les moustiques et les mouches, l'endosulfan, un insecticide organochloré interdit en Europe et au Canada depuis plusieurs années, et la trifluraline, un herbicide communément employé dans les cultures céréalières et légumières. Des phénomènes de bioaccumulation ont été aussi observés pour deux d'entre eux, soit le chorpyrifos et l'endosulfan, ainsi que pour le pentachloroanisole, un produit de la dégradation de rodenticides, et le metoxychlor, un insecticide organochloré apparenté au DDT. La contamination de l'Arctique par les pesticides continue.
Référence :
Vorkamp K, Rigét FF. Areview
of new and current-use contaminants in the Arctic environment: Evidence
of long-range transport and indications of bioaccumulation. Chemosphere. 2014 Sep;111C:379-395. Epub 2014 May 14. [PubMed]
Plus de 75 % du marché mondial des pesticides est contrôlé par seulement six compagnies agrochimiques soit :
Syngenta (Suisse)
Bayer CropScience (Allemagne)
BASF (Allemagne)
Dow AgroSciences (États-Unis)
Monsanto (États-Unis)
DuPont Pioneer (Etats-Unis).
Certaines d’entre elles représentent également une part importante du marché mondial des semences et des biotechnologies végétales. Leur pouvoir d’influence sur les agriculteurs, via les coopératives et les institutions agricoles, et les autorités en charge des politiques agricoles est considérable. Selon plusieurs experts, cette forte concentration pourrait mettre en péril le système agricole mondial.
Depuis quelques années, les substance insecticides et antiparasitaires à usages agricoles, thérapeutiques ou vétérinaires, comme les pyréthrinoïdes (deltaméthrine, perméthrine), les organophosphorés (chlorpyrifos, parathion) ou les vieux organochlorés (dieldrine, lindane), sont fortement suspectés d'être des perturbateurs endocriniens. De fait, plusieurs études scientifiques évoquent un lien entre exposition à ces pesticides, même à très faibles doses, et troubles du métabolisme (obésité), de la reproduction (puberté précoce, diminution de la fertilité) et du développement du foetus et du jeune enfant (troubles mentaux ou du comportement), etc. Les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables aux expositions aux pesticides perturbateurs endocriniens et ne devraient pas y être exposés.
En 2013, Générations Futures a mené une enquête sur une population d'une trentaine de jeunes enfants dans des zones agricoles du Nord et de l'Ouest de la France afin d'évaluer leur exposition à différents pesticides. Même s'ils ne concernent qu'un faible échantillon peu représentatif, les résultats du rapport EXPPERT 3, publiés en avril dernier, sont alarmants. En moyenne, plus de 21 pesticides ou métabolites (issus de leur dégradation dans l'organisme) ont été retrouvés dans les cheveux des enfants. Certaines de ces substances ne sont pas autorisées en usage agricole (fipronil) ou ne sont plus autorisées en France depuis plusieurs années (endosulphan, dieldrine). Selon François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, cette étude « montre bien que dans la réalité nos enfants sont exposés à des cocktails importants de ces substances ».
Depuis les années 1980, un nombre grandissant d'articles scientifique et d'enquêtes épidémiologiques évoquent l'implication des expositions aux pesticides, y compris à l'état de traces dans les aliments ou l'eau, dans plusieurs pathologies comme les cancers, les maladies neurologiques, les troubles de la reproduction (fertilité) et les troubles de développement du fœtus et du jeune enfant.
Dans ce contexte, l'institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) vient de publier, il y a quelques semaines, une importante synthèse bibliographique qui dresse le bilan des connaissances relatives aux effets des pesticides, même à faible intensité, sur la santé humaine. Parmi la littérature scientifique internationale publiée au cours des 30 dernières années, les experts de l'Inserm ont ainsi recensé et analysé l'ensemble des données scientifiques qui concernent les expositions professionnelles, en particulier en secteur agricole, et les expositions précoces (fœtus et jeunes enfants) aux pesticides.
Selon les données analysées, il semble bien exister un lien entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte comme la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et certains cancers hématopoïétiques (lymphomes multiples). Par ailleurs, les experts de l'Inserm soulignent des risques importants pour le développement de l'enfant des expositions précoces du fœtus et du jeune enfant aux pesticides.
Le lindane (gamma-hexachlorocyclohexane ou HCH) est un insecticide neurotoxique de la famille des organochlorés qui a été abondamment utilisé pendant des décennies en agriculture et dans les produits antiparasitaires et vétérinaires (traitements contre les poux et la galle). Comme le DDT, un autre insecticide organochloré, le lindane est un polluant organique hautement persistant qui s'accumule dans les sols et, via la chaîne alimentaire, dans les organismes vivants. Ce pesticide organique persistant (POP) a été interdit en 1998 dans plus de 50 pays dont la France, et son commerce international reste limité en vertu de la convention de Rotterdam (PNUE).
Malgré son interdiction depuis 15 ans, le lindane et ses résidus sont encore présents dans les sols du nord et du nord-ouest de la France comme le montre la nouvelle étude réalisée par le Réseau de mesure de la qualité des sols et piloté par l'INRA (The Science of the Total Environment, 15 janvier 2013). La cartographie réalisée montre des concentrations importantes dans les sols des régions d'agriculture intensives et d'élevage industriel des porcs et des poulets. Le lindane se disperse facilement et se trouve aussi dans les sols des régions non cultivées où les pluies sont abondantes.
Originaires d'Amérique du Sud, la fourmi de feu (Solenopsis invicta) a été introduite accidentellement aux États-Unis, en Alabama, dans les années 1930. Espèce invasive et agressive, elle a colonisé l'ensemble des états du Sud, où elle y occasionne des dégâts considérables, qui sont chiffrés à quelques milliards de dollars par an. Ces fourmis peuvent, entre autres, tuer les petits animaux domestiques et des oiseaux, causer des courts-circuits dans les systèmes de ventilation, endommager les récoltes en édifiant leurs nids ou encore perturber les balises lumineuses des aéroports. De plus, sa piqûre est très douloureuse et son venin peut causer des allergies sévères chez l'humain (environ 1% de la population y est allergique). De fait, pour de nombreux américains, les fourmis de feu sont « l'incarnation du diable ».
Pour contrôler biologiquement les fourmis de feu, les scientifiques américains ont introduit en Floride un de leurs plus redoutables parasites naturels, soit la mouche parasitoïde Phoridae du genre Pseudacteon. Originaires elles même d'Amérique du Sud, ces minuscules mouches, qui ressemblent aux drosophiles, pondent leurs œufs directement dans l'abdomen des fourmis adultes (ouvrières). Après éclosion, les larves migrent vers la tête des fourmis et dévorent les fourmis de l'intérieur. Au bout de quelques semaines, les fourmis, dont la la tête se décroche, meurent et les mouches parasitoïdes prennent leur envol.
(OP - Publié le 02/12/2005, Mis à jour le 02/12/2012)
Article de synthèss: Lloyd W. Morrison, 2012. Biological Control of Solenopsis Fire Ants by Pseudacteon Parasitoids: Theory and Practice. Hindawi Publishing Corporation
Psyche, Volume 2012, 11p. [PDF en anglais]