Nématicides agricoles
Les nématicides agricoles sont employés contre les nématodes phytoparasites ou phytophages qui s’attaquent aux racines des plantes, comme les nématodes à kystes (Heterodera spp., Globodera spp.) et les nématodes à galles (Meloidogyne spp.), ou encore aux tiges et aux bulbes. Certaines espèces sont en outre des vecteurs importants de phytovirus. Les nématicides sont particulièrement utilisés en cultures maraichères et cultures sous serres.
Nématicides de synthèse
Assez peu sélectifs, les nématicides agricoles ont habituellement un large spectre d’action et la plupart d’entre eux sont des pesticides polyvalents, souvent à la fois insecticides et acaricides, voire fongicides, bactéricides et herbicides. Ainsi, ils sont susceptibles d’affecter et de tuer un grand nombre d'organismes vivants. En raison de cette faible sélectivité, la majorité des nématicides sont des produits dangereux, très toxiques, dont l’utilisation est soumise à des réglementations particulièrement strictes dans la plupart des pays.
On recense une cinquantaine de nématicides appartenant à des familles chimiques variées, dont de nombreux carbamates et organophosphorés (Alan Wood, Compendium of Pesticide Common Names, Nematicides). On distingue généralement deux grandes catégories de nématicides selon leur mode d'utilisation :
- les nématicides fumigants, qui agissent sous forme gazeuse et diffusent dans le sol (fumigation);
- les nématicides non fumigants, qui incluent notamment des composés systémiques ou de contact.
Fumigants
Les fumigants sont des substances qui, après application (généralement dans le sol), émettent ou libèrent des gaz afin d’éliminer les organismes nuisibles (nématodes, champignons, insectes ou graines de mauvaises herbes) avant la plantation. Agissant par inhalation ou contact, ils possèdent généralement un large spectre d’action et une toxicité élevée.
Historiquement, plusieurs fumigants à très large spectre ont été largement utilisés. Aujourd’hui, la plupart sont interdits ou très fortement restreints en raison de leur toxicité, de leur impact environnemental ou de leur effet sur la couche d’ozone.
Les fumigants encore en usage sont efficaces mais présentent un risque très élevé. Leur emploi est dangereux et coûteux et généralement limité à des situations particulières, comme les fortes infestations de nématodes ou les cultures à haute valeur (cultures maraîchères et spécialisées). Leur utilisation est strictement encadré et réglementé selon les pays. Elle implique notamment :
- l’application par des travailleurs qualifiés et certifiés;
- le respect de zones tampons pour protéger les riverains;
- l’obtention de permis selon la réglementation en vigueur;
- et des conditions d’application très strictes (type de sol, humidité, température, bâchage).
Fumigants organiques halocarbonés
Ces composés contiennent des halogènes (Cl, Br) dans leur structure organique. Ils agissent en perturbant les membranes cellulaires et en inhibant les enzymes des organismes cibles.- Bromure de méthyle ou bromométhane [CH3Br] : interdit (sauf très rares dérogations) en raison de son effet destructeur sur la couche d’ozone (Protocole de Montréal) et son son fort pouvoir de gaz à effet de serre.
- 1,2-dibromo-3-chloropropane (DBCP) : interdit en raison de sa toxicité reproductive sévère, causant la stérilité chez les travailleurs exposés.
- Dibromure d’éthylène (EDB) : interdit pour sa cancérogénicité et sa capacité à contaminer les nappes phréatiques.
- 1,3-dichloropropène (1,3-D) : L’un des fumigants les plus utilisés aujourd’hui, principalement contre les nématodes dans les cultures maraîchères et spécialisées. Il est appliqué par injection dans le sol avant la plantation.
- Chloropicrine : fumigant à large spectre (action fongicide et nématicide), souvent utilisé en mélange avec le 1,3-D. Injecté dans le sol et fréquemment associé à un bâchage plastique pour limiter les émissions et améliorer l’efficacité. Dérivé du chloroforme, il est un puissant neurotoxique qui a été utilisé comme gaz de combat pendant la Première Guerre mondiale. De nos jours, il est encore employé, notamment au Canada pour les cultures de fraises et de framboisiers.
Le 1,2-dibromo-3-chloropropane (DBCP), commercialisé par Dow Chemical sous la marque Nemagon, a été massivement employé au cours des années 1960-1980 dans les bananeraies d’Amérique Centrale et d’Afrique de l’Ouest pour lutter contre le nématode du bananier.
Très toxique, ce nématicide a causé des milliers de victimes de maladies incurables (cancers, cécité, dermatoses, infertilité, malformations congénitales) parmi les travailleurs agricoles, dépourvus de toute protection, et leur famille. Au Nicaragua, plus de 20000 personnes en ont été victimes. Les procès qui s’en suivirent ont mis en évidence la complicité entre les compagnies bananières et les compagnies agrochimiques pour cacher la toxicité du nemagon aux travailleurs agricoles.
➤ La marche sans retour des victimes du Némagon (Amorin, Carlos, RISAL, 2005)
➤ La loi des compagnies bananières (Cuevas, Ramirez, RISAL, 2007)
Fumigants organiques soufrés
Ces composés à très large spectre d'action libèrent dans le sol du méthyl-isothiocyanate (MITC, CH3NCS), un gaz actif toxique et inhibiteur enzymatique non spécifique et très puissant qui perturbe l'ensemble du métabolisme cellulaire.
- Methylaminomethanedithioate (Métam sodium / Métam potassium) : appliqués par injection dans le sol ou via l’irrigation avant plantation, ils nécessitent un délai avant l’implantation de la culture.
- Dazomet : utilisé sous forme de granulés incorporés dans le sol, qui se décomposent pour libérer des gaz toxiques.
Fumigants inorganiques
Ces molécules simples ou sels sont extrêmement toxiques, souvent à action rapide. Ils sont désormais interdits en raison de leur toxicité aiguë extrême.
- Cyanogène (N≡C–C≡N) et acide cyanhydrique (HCN) : libèrent du cyanure (CN⁻) qui inhibe la respiration cellulaire.
- Tétrathiocarbonate de sodium : se décompose en disulfure de carbone (CS₂), un gaz neurotoxique très volatil et dangereux par inhalation.
La biofumigation constitue une alternative aux nématicides fumigants chimiques. Elle repose sur l’incorporation au sol de plantes riches en composés biocides, principalement des Brassicacées (moutarde, radis, colza), mais aussi certaines espèces comme le sorgho ou les tagètes. Lors de leur décomposition, ces végétaux libèrent des substances actives, notamment des isothiocyanates pour les Brassicacées, aux propriétés nématicides et insecticides, proches de celles de certains fumigants chimiques. Bien que généralement moins puissants et plus variables dans leur efficacité, ces procédés présentent l’avantage d’être plus respectueux de l’environnement et s’intègrent dans les pratiques d’agriculture durable.
Nématicides non fumigants
Les nématicides non fumigants agissent généralement par contact ou ingestion, et peuvent être systémiques ou non.
Historiquement, plusieurs insecticides ou pesticides à large spectre ont été utilisés pour leur action nématicide. La plupart sont désormais interdits ou très fortement restreints selon les pays en raison de leur toxicité pour l’homme et la faune et/ou leur faible sélectivité.
- Carbamates (carbofuran, aldicarbe, oxamyl) : insecticides neurotoxiques agissant par inhibition de l’acétylcholinestérase
- Organophosphorés (fénamiphos, parathion, éthoprophos) : insecticides anticholinestérasiques.
- Xylénols (diméthylphénols) : pesticides de contact qui dénaturent les protéines membranaires. Abandonnés.
Ces anciennes molécules sont progressivement remplacés par des molécules plus spécifiques et moins toxiques. Selon les molécules ou formulations, ces nématicides sont appliqués directement au sol soit par injection sous forme liquide (irrigation, arrosage) ou incorporation de granulés soit par traitement des semences (enrobage).
- Fluopyram : fongicide de la famille des SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase), utilisé notamment en traitement de semences de céréales et de soja. Il possède également une activité nématicide en perturbant la respiration mitochondriale des nématodes.
- Tioxazafen : nématicide de synthèse spécifiquement développé pour le traitement des semences de grandes cultures (maïs, soja). Il agit principalement par contact et ingestion, en perturbant le système nerveux des nématodes.
- Fluensulfone : nématicide à action rapide appliqué au sol. Il est efficace pour réduire les populations de nématodes, notamment Meloidogyne spp. et Nacobbus aberrans, avant la plantation. Son mode d’action est distinct de celui des organophosphorés et des carbamates (perturbation du métabolisme et de la mobilité des nématodes).
- Fluazaindolizine : nématicide de la famille des sulfonamides, sélectif, utilisé contre les nématodes à galles dans les cultures maraîchères et fruitières (pomme de terre, tomate, agrumes, etc.). Il est appliqué au sol ou via l’irrigation. Il perturbe les voies de signalisation du calcium chez les nématodes. Il présente une certaine mobilité dans le sol et un potentiel de persistance, ce qui nécessite une gestion raisonnée afin de limiter les risques de lessivage.
Nématicides organiques d’origine naturelle
Quelques substances biologiques peuvent être utilisées contre les populations de nématodes phytoparasites. Ayant un plus faible impact que les nématicides de synthèse, elles permettent de mieux préserver l'équilibre et la biodiversité des sols.
Avermectines
Famille de molécules produites par la bactérie du sol Streptomyces avermitilis, les avermectines sont les plus importants nématicides d'origine naturelle (ex. abamectine) ou hémisynthétiques utilisés en agriculture moderne. Dotées de propriétés insecticides, acaricides et nématicides, ce sont des neurotoxines qui agissent en bloquant les canaux chlorure associés aux récepteurs de l’acide gamma-aminobutyrique (GABA), provoquant la paralysie irréversible des nématodes, notamment aux stades juvéniles et mobiles. Ces composés présentent toutefois une toxicité élevée pour certains organismes non ciblés, notamment les insectes utiles du sol, les abeilles et les organismes aquatiques. De fait, ils ne sont généralement pas autorisés en agriculture biologique.
Très efficace contre les nématodes à galles (Meloidogyne spp.) et les nématodes réniformes, l'abamectine est utilisée en traitement de semences, notamment pour le soja et le coton ou par applications localisées au sol. Composé naturel, elle est rapidement biodégradée dans l'environnement. L'émamectine benzoate est un dérivé semi-synthétique aussi utilisé en agriculture, mais de façon plus ciblée.
Huiles essentielles et composés terpéniques
Certaines huiles essentielles présentent une activité nématicide, mais leur utilisation reste limitée en pratique et davantage associée au biocontrôle.
- Thymol et Géraniol : ces composés peuvent agir en synergie pour perturber les membranes cellulaires et le métabolisme énergétique des nématodes. Ils sont présents dans certains produits commerciaux (ex. Cedroz). Ils montrent une certaine efficacité contre les nématodes à galles et sont utilisables en agriculture biologique.
- Huile de Neem : extraite de Azadirachta indica, elle possède des propriétés nématicides reconnues, bien que variables selon les conditions d’utilisation.
Chitosane
Le chitosane est un polymère naturel extrait de la carapace de crustacés (crevettes, crabes). Il n’agit pas directement comme toxique, mais stimule les mécanismes de défense des plantes (résistance systémique induite) contre divers parasites, dont les nématodes. Des produits commerciaux à base de chitosane (ex. KitoCure) sont utilisés contre différents némathodes phytoparasites (à galles, à kystes, foliaires, etc.).
Toxines de Bacillus thuringiensis (Bt)
Certaines toxines Cry5, Cry6, Cry14 et Cry21 sont actives contre Meloidogyne et certains nématodes parasites d'animaux. Des souches natives comme Bt7 ou Bt19 sont testées pour réduire la formation de galles sur les racines de tomates ou d'aubergines. Les produits commerciaux usuels à base de Bt (kurstaki ou israelensis) efficaces contre les chenilles ou les moustiques ne sont toutefois pas efficaces contre les nématodes.
Plantes nématicides
Plusieurs plantes possèdent des propriétés nématicides et sont utilisées soit comme engrais vert (plantes cultivées pour enrichir le sol, en intercalaire, en couverture ou en rotation) soit comme amendements (broyats ou résidus incorporés au sol) (Duval J., eap.mcgill.ca, 1993, Chamont S., Ephytia, INRA 2014). Ces plantes agissent généralement en libérant des substances qui inhibent le développement et la reproduction des nématodes, les tuent, ou stimulent la microflore nématophage du sol.
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| Reconnu pour ses effets nématicides et insecticides, l’œillet d'Inde (Tagetes patula, Asteraceae) est une plante compagne que l'on associe souvent à d'autres cultures, notamment en agriculture biologique. Crédit photo: USDA APHIS PPQ - Oxford, North Carolina , USDA APHIS PPQ, Bugwood.org |
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| Culture intercalaire d'oeillet d'Inde protégeant des plantes potagères contre les attaques parasitaires. Crédit photo: Airelle at fr.wikipedia, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5680053 |
Astéracées : tagetes
Les tagètes, dont l’œillet d'Inde (Tagetes patula) et Tagetes minuta, exsudent par leurs racines des composés soufrés (thiophène, bithyenyl et alpha-terthiéényl) qui sont très efficaces pour inhiber le développement des nématodes à galles. Ces composés agissent également sur les mouches blanches (aleurodes, Hemiptera) et certaines adventices telles que le chiendent ou le liseron. Les tagètes peuvent être utilisées comme culture intercalaire ou paillage vivant.
D'autres Astéracées comme les rudbeckies, les cosmos, les soucis (Calendula officinalis) et les chrysanthèmes ont aussi des effets nématicides.
Brassicacées
Riches en glucosinolates, les brassicacées, telles que la moutarde brune (Brassica juncea), le radis fourrager (Raphanus spp.) ou le colza (Brassica napus), libèrent lors de leur décomposition des composés soufrés volatils (isothiocyanates, thiocyanates) très efficaces contre les nématodes à galle. Ces plantes peuvent être utilisées en engrais verts comme cultures intercalaires ou encore sous forme de broyats pour la biofumigation; les plantes en pleine floraison doivent être broyées le plus finement possible puis être aussitôt incorporées dans un sol très humide afin de favoriser la production et la diffusion des composés soufrés.
Fabacées
En plus d'enrichir le sol en azote, plusieurs espèces tropicales (indigotier, crotalaire) ou tempérées (fève, soja, luzerne) sont efficaces contre les Meloidogyne, en engrais vert ou en cultures de rotation. Les crotalaires (Crotalaria spp.) peuvent aussi être utilisées comme plantes pièges; elles stimulent l'éclosion des œufs ou attirent les nématodes, mais inhibent leur développement.
Poacées
En se décomposant, le seigle produit de l'acide butyrique et d'autres substances nématicides. L'avoine quant à elle est plutôt considérée comme une plante très résistante aux nématodes. Ces plantes peuvent être utilisées en engrais vert ou couverture du sol.
Amaryllidacées : Allium
Les Allium (sous-famille Allioideae) comme l'ail, le poireau ou l'oignon, produisent divers composés organo-soufrés volatils (allicine, mono- et poly-sulfures d'allyle et de méthyl-allyle), dérivés du métabolisme de la cystéine, et qui sont toxiques pour certains nématodes et certains pathogènes du sol. Leur effet est variable, et leur utilisation en biofumigation reste marginale agriculture. Certains essais utilisent des extraits ou pulvérisations de jus d'ail.
Asparagacée
L'asperge (Asparagus officinalis) produit de l'acide asparagusique, un métabolite soufré, aux effets larvicides sur divers nématodes à galles et à kystes; du jus d'asperge peut être pulvérisé sur le feuillage ou appliqué au pied des plantes.
Autres plantes aux effets nématicides
D'autres plantes comme le thym, la coriandre, l'armoise noire, le liseron des champs ou le ricin, les feuilles et tiges de lin, les racines de chicorée, les fleurs et tiges de jacinthe d'eau et les feuilles fraîches macérées d'épazote ont été décrits comme ayant certains effets nématicides. Elles peuvent être utilisées comme résidus à incorporer dans le sol ou comme extraits à pulvériser autour les plantes cultivées.
Parmi les autres pratiques culturales et préventives les plus efficaces contre les nématodes phytoparasites et complémentaires aux plantes nématicides, on trouve la rotation des cultures, le traitement thermique du sol à l'eau chaude ou à la vapeur ou, dans une moindre mesure, par solarisation (la solarisation est peu efficace en cas de fortes infestations) ou encore la lutte biologique au moyen de biopesticides à base de bactéries (Bacillus firmus, Bacillus amyloliquefaciens, Pasteuria nishizawae) ou de champignons nématopathogènes (Paecilomyces lilacinus, Arthrobotris irregularis).
Molluscicides
Les molluscicides servent surtout à lutter contre les gastéropodes ravageurs phytophages comme les limaces et les escargots dans les cultures maraichères, les jardins et potagers privés. Dans les pays tropicaux, on les emploie aussi contre divers escargots d’eau douce (planorbes, lymnées) qui sont des hôtes intermédiaires de nématodes ou trématodes (vers plats non segmentés) parasites responsables de maladies humaines ou animales (bilharziose ou schistosomiase, douve du foie, distomatoses, etc.). Il est à noter qu'on parle parfois de «limacides» pour désigner les produits anti-limaces et d'«hélicides» pour désigner ceux qui sont destinés à éliminer les escargots.Molluscicides organiques de synthèse
Le métaldéhyde, qui est un tétramère cyclique d'acétaldéhyde, est le principal molluscicide utilisé en agriculture. Appliqué sous forme de poudres ou de granulés, il provoque la mort des limaces et des escargots par déshydratation. Le métaldéhyde est très toxique pour les humains, les animaux domestiques (chiens, chats) et sauvages, particulièrement pour leurs prédateurs naturels (hérissons, musaraignes, oiseaux, carabes, etc.).Certains carbamates insecticides (méthocarbe, thiodicarbe), qui sont des neurotoxiques inhibiteurs de l'acétylcholine estérase, servent aussi de molluscicides. Le trifenmorph (4-(triphenylmethyl) morpholine) est un autre neurotoxique qui agit plus spécifiquement contre les limaces et les escargots.
L’acétate de fentine est un composé organostannique (acétate de triphénylétain) utilisée en Asie dans les rizières et les bassins aquacoles comme hélicide pour lutter contre des escargots d’eau douce mais aussi comme algicide et fongicide. Cancérogène et toxique pour la reproduction, il est interdit en Europe.
Molluscicides à faible impact et alternatives
Composé inorganique présent naturellement dans le sol et peu toxique, le phosphate de fer ou phosphate ferrique (FePO4) est employé comme alternative au métaldéhyde en agriculture biologique et dans les jardins et potagers privés. Les mollusques qui l’ingèrent arrêtent immédiatement de s’alimenter et finissent par se déshydrater. L’EDTA de sodium et de fer (III) est un autre molluscicide inorganique à faible impact. Ces produits à base de fer ne sont pas toxiques pour les mammifères et les insectes auxiliaires mais ils tuent également les escargots qui sont une source importante de nourriture pour les hérissons.Plusieurs molécules naturelles produites par des plantes ont des propriétés molluscicides et font l'objet de recherches notamment pour lutter contre les escargots hôtes et vecteurs des schistosomiases. C'est le cas des saponines extraites de la coque des grains de quinoa (Chenopodium quinoa) ou du latex produit par une euphorbe (Euphorbia splendens).
Parmi les solutions alternatives aux molluscicides chimiques, on peut citer :
- les barrières physiques à l'aide de paillis, de purins, de cendres, ou encore de terre de diatomées, un insecticide dont les cristaux de silice coupent l'épiderme des limaces
- des biopesticides à base de nématodes (Phasmarhabditis hermaphrodita)
- les pièges à bière enterrés au niveau du sol (l'odeur du houblon attire les limaces qui se noient dans la bière)
- des plantes attractives comme la consoude (Symphytum officinale) ou l'œillet d'Inde (Tagetes patula) ou au contraire des plantes répulsives (ail, fenouil, oignons, moutarde, trèfle, etc.)
- les prédateurs naturels (hérissons, crapauds, poules, orvets, etc.)
Dernière mise à jour : mars 2026 (nématicides)



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